Je me demande souvent... Comment tu* vas, toi ? Comment va ta maman ? Comment va ta soeur ? Et comment va ton papa ? Il doit s'ennuyer tout seul dans votre jolie maison... Est-ce qu'il chante toujours ? J'aimais bien le trouver en train de chanter. Et comment vont tous ces gens que j'ai rencontrés, une fois oui, mais que j'apprécie beaucoup, et dont je ne me souviens même plus du nom ? Comment va le bébé ? Je suis tombée à pic, y'a pas à dire. Comment va... oh, mince, j'ai oublié son prénom à elle aussi. Tu sais, la petite fille qui avait peur de moi le premier soir, et puis finalement on est devenu très copines. Comment vont-elles*, toutes les deux ? Et puis, je me demande souvent aussi... Comment est le jardin, pendant l'hiver ? Est-ce qu'il a de la neige sur les cerisiers, sur les pommiers (dont j'ai gardé précieusement la photo ! J'aurais bien aimé cueillir les pommes. Elles ont quel goût d'ailleurs ?), sur les chemins, dans le lit de la rivière ? Et est-ce que tous les fruits ont été mangés ? Il y en avait tellement. "Encore une pêche ? Prends-en, profite ! Mais oui tu peux en prendre une troisième !" Niveau transit intestinal tout allait bien ! Est-ce que les deux petites chèvres sont toujours là ? Et les chevaux tout maigres qu'on avait vu ? Et le monsieur espagnol ? Notre "passage secret" est-il toujours bloqué ? Le Boules gèle-t-il ? Dis, c'était quoi qu'on avait mangé, déjà, le premier lundi soir, avec les pokes qui n'en finissaient plus ? Je ne me souviens même plus. Roh, le gâteau au chocolat par contre, je l'ai pas oublié. "Hé, Dunkerque !" J'avais pas compris l'accent, en plus. "Mais tu viens d'où pour être pâle comme ça ?" Le chien sur ressorts, aussi. Et puis, il y avait, euh... Comment ça s'appelle, déjà ? Mince, avec les quiches cramées, là. Euh... Siii, même que tu me donnais tout ton céleri, vilaine fifille qui ne voulait pas le manger. J'en ai repris trois fois tellement c'était bon. C'était du... duuu... po... euh du pou... ah, du PISTOU ! C'est ça ? C'est comme ça que ça s'écrit au moins ? Et puis, je ne me rappelle plus non plus, mais comment on fait un bateau en feuille de roseau ? Et un bruit de moustique ? Dire que j'ai dévoré toutes vos rousquilles abricot-chocolat. J'en ai plus, 'suis en manque. Vous voulez des petites gaufrettes du Nord ? Je vous en enverrai. Alors, le "pot d'chevrète", vous l'avez goûté ? Vous en pensez quoi ? Je suis curieuse, j'avoue. "Ahlalalala ! *ferme la voiture*" Dire que vous croyiez m'avoir perdue, alors que j'étais enroulée dans le drap à l'autre bout du lit. "Lanette ? Lanette ? T'es où Lanette ?" Quel joli arc de cercle sur mon ventre et sur mon dos, les moustiques ne m'ont pas loupée. " QU'EST-CE QUE C'EST QUE CA ??? DES FOURMIS TRANSGENIQUES !!!" Vous croyez vraiment que j'ai l'habitude de voir des fourmis pareilles ? Un pique-nique mémorable. "Génial l'effet béton coulé !" "C'est un rocher, Boss..." "Oh, j'adore la moquette !" "Non, ça s'appelle de l'herbe, Boss !" Rouler les fenêtres de Nacelle ouvertes, la tête dehors, à prendre de grandes inspirations. Montpin. Dieu comme ça sentait bon. J'ai toujours le chant des cigales enregistré. "C'est quoi Collioure ?" La première fois que j'ai mis les pieds dans la Méditerranée. "Regardez, des canards de mer ! C'est normal qu'il y ait des canards ici ?" Ou comment refaire trois fois le tour de Collioure pour les boutiques de souvenirs. Comme c'était beau. Et le safari, vous vous en souvenez ? "Il a peur il a peur il a peur !" Pauvre cycliste. Ah, et puis l'autre le premier jour, le pauvre, il a du recevoir une queue de fraise dans l'oeil, il a rien du comprendre. Règle numéro une : ne jamais laisser une barquette de fraises dans les mains de Lanette. Surtout des fraises comme ça. En fait, je ne connaissais pas le goût des fraises, j'aimais quelque chose de faiblement, très faiblement proche. Le premier soir, on est allé à Argelès-sur-mer. C'est drôle de voir du sable si gros. J'en ai encore dans mes converses, sous mes semelles orthopédiques (hu). Parfois, les grains remontent et je les sens sous mes pieds. Comment c'était les petites graines qu'on a ramassé, déjà ? J'ai tout oublié, c'est lamentable. Et puis la promo de mon pays : "Ah mais Bergues à la base c'est pas Ch'ti, c'est flamand, et puis aussi le carnaval de Dunkerque faut surtout pas venir parce que..." Mon premier kebab avec vous. "Tu veux des étains ?" Et le glacier qui nous parlait anglais : "Oh, pardon, elles sont tellement pâles qu'on dirait des anglaises !" Le platane plein d'étourneaux, qui piaillaient encore à deux heures du matin. Les soirées passées à te faire découvrir Muse. Villefranche. Bande de frileuses ! Hihi. Le malaise affreux, au retour... "Il fait gris, regarde-moi ce ciel dégueulasse !" "VOUS ETES DINGUES !! IL EST BLANC LE CIEL, PAS GRIS, LES NUAGES SONT BLANCS !!" Quelle surprise, n'est-ce pas ? Vous* ne m'aviez même pas reconnue, je vous ai bien eus ! Dis, quels exploits jusqu'à Barbadeil... dell... euh... bref ! Quelle était l'histoire, déjà ? Quelquechose-Biche et Beauminon ? Mince, j'ai oublié aussi, c'est affreux. Et ma serviette, quelle comédie aussi. Je suis vraiment nulle, pardon encore une fois. "Non, je n'achète pas de t-shirts !" ... "Alors Lanette, combien de t-shirts t'as acheté ?" "..." Je me rappelerai toujours le coup de la bouée, j'ai failli me noyer de rire. Je cherchais des mûres. On en a trouvé deux gros buissons. Fameux coup de chance ! Une après-midi passée allongée sur le lit à regarder le ciel et les petits nuages en forme de poissons voler dans les airs, avec Bedroom Acoustics dans les oreilles. Je vous* aime tous.